ACTUALITES

Retrouvez ici toutes les actualités présentes et passées, ainsi que les les articles parus sur les fourmis et les champignons de Guyane.

L'ACTU DU MOIS

-Mars 2022

Une exposition INDISPENSABLE !!

« Et s’ils n’existaient pas ? » C’est la question à la laquelle répond la toute nouvelle exposition photo sur les fourmis et champignons de Guyane : « INDISPENSABLES !!!* ».

« Décomposer les déchets », « Nourrir les plantes », « Labourer et aérer le sol », « Protéger les plantes » et « Décomposer les déchets » : les 5 panneaux font découvrir fourmis et champignons par le biais des fonctions qu’ils assurent dans nos forêts. Chaque panneau est composé de deux photos légendées, la présentation succincte de la fonction assurée, parfois par les deux espèces, une projection toute simple « Et s’ils n’existaient pas ? »

Les écoles seront les premières à accueillir l’exposition, créée sur des supports bâches résistants, faciles à transporter et installer.

Le grand public pourra bien sûr aussi en profiter, notamment pendant la fête de la nature.

Retrouvez les panneaux, le livret de l’exposition et bien plus encore sur le Blog de Com au Carré !

 

L'ACTU DU MOIS

-Février 2022

CA FOURMILLE AU LOYOLA !

La toute première sortie fourmi du projet BUG a enfin eu lieu !

C’est dans le cadre de la fête de l’ABC de Rémire et sur le joli sentier du Loyola qu’une quinzaine de curieux de ces petites bêtes sont venus découvrir leur diversité et leurs secrets cachés.

Après une balade à pas de fourmis sur le sentier forestier, la matinée s’est terminée sur une collecte des espèces urbaines.

L’identification rester encore à faire, mais nous avons déjà pu recenser une quinzaine d’espèces seulement sur la matinée ! On est loin des deux fourmis rouges et trois fourmis noires que l’on croit arpenter nos jardins…

Suite à cette belle expérience, on vous attend nombreux sur la prochaine, dont la date et le lieu vous seront communiqués sur « le RDV du mois » dès qu’ils seront fixés !

A très vite sur les chemins 🙂

L'ACTU DU MOIS

-Janvier 2022

CONCOURS DESSIN NATURALISTE : LIKEZ = VOTEZ !

Rendre visible l’invisible : c’est ce à quoi se sont attelés les 243 élèves de 15 classes dans 7 écoles en fin d’année dernière sous la direction de Delphine Zigoni et Julien Norwood, dessinateurs naturalistes intervenus auprès des classes ayant participé au projet BUG.

Le résultat ce sont des dessins magnifiques qui mettent en lumière une famille d’insectes étonnants : les fourmis !

Chercheurs et dessinateurs ont leurs favoris : quels seront les vôtres parmi leur sélection? Likez-votez ! Les deux dessins qui cumuleront le plus de « Like » gagneront le « coup de cœur du public » : un dessin pour les primaires et un pour les collèges.

Prêts ? A vos marques, partez ! Vous avez jusqu’au 17 février pour encourager les illustrateurs en herbe en VOTANT ICI !

L'ACTU DU MOIS

-Décembre 2021

A LA DÉCOUVERTE DU PROJET BUG

Afin que le projet BUG – Biodiversité Urbaine de Guyane – n’ait plus de secret pour les enseignants, la Maison pour la Science Guyane et le laboratoire EcoFoG ont réalisé une formation d’une journée sur les fourmis et les champignons.

Une quinzaine d’enseignants venus des quatre coins de la Guyane sont venus à la rencontre de l’équipe scientifique du projet BUG et ont pu découvrir l’incroyable biodiversité qui les entourait !

Cliquez ici pour découvrir la formation en vidéo !

 

 

L'ACTU DU MOIS

-Novembre 2021

LA BIODIVERSITÉ URBAINE DE GUYANE A L’HONNEUR POUR LA FÊTE DE LA SCIENCE !

Lors de la Fête de la Science organisée à l’Université de Guyane (Cayenne) et celle du FabLab Station K (Kourou) en novembre, les fourmis et les champignons ont fait l’unanimité ! Petits et grands sont venus découvrir et observer cette biodiversité insoupçonnée qui se cache sous leurs pieds.

Beaucoup d’entre eux ont d’ailleurs décidé de s’impliquer dans la connaissance des fourmis et champignons de leur ville en participant au projet BUG !

Envie de participer aussi ? Alors cliquez ici !

 

L'ACTU DU MOIS

-Septembre 2021

C’est la rentrée ! L’école reprend, et avec elle la récolte des fourmis et des champignons de nos villes !

Car oui, depuis février 2021, de nombreux citoyen.nes guyanais.es s’impliquent dans la connaissance de la biodiversité de leur ville et font avancer la science par la collecte de données.

Ainsi, ce sont presque 490 participants, scolaires ou non, qui ont permis de mettre à jour pas moins de 107 espèces de fourmis dans 11 villes de Guyane.

Et ce n’est pas fini, car il reste encore beaucoup d’autres espèces à découvrir ! Alors vous aussi, participez au projet BUG prenez part à une aventure de chercheur grandeur Guyane !

L'INFO DU MOIS - Les fourmis ont la patte verte !

On savait que les fourmis étaient agricultrices, partagées entre cultures de champignons et élevage de pucerons, mais saviez-vous que certaines étaient aussi des jardinières hors pair ?

Vous avez peut-être déjà remarqué, en lisière de forêt, ces boules de plantes ornant les branches de certains arbres. Eh bien inutile de s’embrasser dessous, car il ne s’agit pas de gui, mais de bien de jardins de fourmis ! Initié par une reine, ce jardin commence par une structure de carton grossier produit par la fourmi elle-même, qu’elle enrichira ensuite en humus. Vient alors la collecte des graines. Seule une poignée d’heureuses élues (toutes épiphytes*) auront la chance d’être semées, nourries et défendues par les fourmis : une broméliacée (Aechmea mertensii), une gesneriacées (Codonanthe crassifolia), une aracée (Anthurium gracile), et une pipéracée (Peperomia macrostachya). En grandissant, les racines consolideront le nid qui pourra alors s’étendre en même temps que la colonie.

Mais toutes les fourmis n’ont pas la « patte verte », seules trois espèces sont à ce jour connues en Guyane : une cousine de la fameuse fourmi flamande (Neoponera goeldii), une fourmi charpentière (Camponotus femoratus), et une fourmi acrobate (Crematogaster limata parabiotica). Car oui, l’horticulture, ce n’est pas donné à tout le monde !

* épiphyte : plante qui pousse sur d’autres plantes, sans en tirer leur nourriture (ce ne sont pas des parasites).

Image © Jean-François Carrias

L'INFO DU MOIS - Bienvenue à Zombieland !

Depuis toujours on vous ment… les zombies existent vraiment !

Non, vous ne venez pas de vous réveiller au milieu d’un mauvais film d’horreur, mais vous êtes sur le point de découvrir un monde bien réel aux allures fantasques : celui des Ophiocordyceps.

Ces champignons grands de quelques centimètres à peine ont trouvé une technique imparable pour disséminer leurs spores à des mètres à la ronde : leur pied n’étant pas mobile, ils utilisent ceux des insectes pour se déplacer.

Dès l’instant où un insecte à le malheur de marcher sur les spores d’Ophiocordyceps, celles-ci digèrent la cuticule et donne alors naissance à un nouveau champignon qui poussera à l’intérieur du corps de l’insecte. Par un jeu de phéromones, le mycélium prend possession de l’insecte, contraint et forcé à s’agripper au sommet d’une branche, d’où le champignon pourra disséminer ses spores et créer une nouvelle armée de zombies…

Découvrez cette folle histoire de zombie en vidéo !

Image © Rich Hoyer – iNaturalist : Fructification d’Ophiocordyceps sur une fourmi

L'INFO DU MOIS - Les champignons se mettent à l'orpaillage !

Pas besoin de batée ni de cyanure pour ce champignon capable d’amasser l’or du sol autour de son mycélium. Qui est-il ? Fusarium oxysporum : un champignon très commun peu apprécié des agriculteurs, mais aujourd’hui célèbre pour ses talents de chercheur d’or !

En analysant des échantillons de sol issus de la mine de Boddington (Australie), des chercheurs ont remarqué que certaines zones étaient particulièrement concentrées en or. Leur point commun, vous l’aurez deviné : la présence de ce champignon grippe sou !

Des pépites plein les mycéliums, le champignon grossirait davantage et se répandrait plus rapidement que ses voisins sans le sou.

Entrons-nous dans l’ère de « l’orpaillage vert » ? Eh bien pas encore. Car même si ce champignon pourrait être un moyen d’identifier les meilleures zones de prospection, il n’est pas question ici de récupérer les nanopépites qu’il amasse dans ses mycéliums, la quantité d’or étant négligeable. Mais Fusarium oxysporum pourrait cependant trouver sa place dans les chaînes de recyclage, pour récupérer l’or des déchets électroniques.

Un exemple de plus du lien inaltérable qui allie humain et champignons depuis la nuit des temps…

Image ©CSIRO : nanopépites d’or accumulées dans le  le mycélium rose de Fusarium oxsporum.

L'INFO DU MOIS - L'amour donne des ailes !

« Une fourmi avec des ailes ? Ça n’existe pas ! »

Et pourtant, les fourmis appartiennent à la grande famille des insectes et, comme eux, elles possèdent deux paires d’ailes.

Mais alors me direz-vous, pourquoi les voit-on tout le temps marcher sur le sol ou les murs ? Et puis, où ont-elles caché leurs ailes ??

En fait, dans chacune des colonies, seule une petite partie d’heureux élus, les « princes » et les « princesses », ont des ailes. Si ces fourmis sexuées (possédant spermatozoïdes ou ovules) bénéficient de cet attirail, c’est pour mieux se retrouver durant le vol nuptial. Le vol nuptial ? Vous savez, c’est ce gros nuage de fourmis volantes qui viennent vous embêter à la lumière de votre chandelle certains soirs.

C’est à ce moment là que princes et princesses se retrouvent pour une folle nuit d’amour… Suite à leurs ébats, chacun reprend le cours de sa vie : le mâle voit la sienne presque finie, quant à la femelle, elle retire ses ailes et part creuser ce qui sera le commencement de sa nouvelle demeure et, par la même occasion, de sa nouvelle vie de reine.

LA FOURMI DU MOIS - "Acropyga sp."

près l’élevage hors-sol, l’élevage sous-sol !

Minuscules et quasi aveugles, les fourmis du genre Acropyga ne voient presque jamais la lumière du jour. Mais alors, me direz-vous, comment se nourrissent-elles ? Eh bien, comme nous, elles amènent leur nourriture à elles : elles font de l’élevage ! Les vaches sont ici remplacées par des cochenilles, et le foin par les racines des plantes dont se nourrit le « bétail » en ponctionnant la sève. Les fourmis récupèrent ensuite le doux miellat, autrement dit, les excréments sucrés des cochenilles goinfrées de sève.

Mais les Acropyga n’élèvent pas n’importe qui : en partant de leur colonie mère, les jeunes reines emportent avec elles une cochenille du nid parental, qui lui permettra de constituer le « troupeau » de sa nouvelle colonie.

Photo ©Franck Shattuck- Antwiki

LA FOURMI DU MOIS - "La fourmi folle noire"

Si on l’appelle folle à cause de sa démarche chaloupée due à ses grandes pattes, la fourmi folle noire (Paratrechina longicornis) est pourtant loin de l’être ! Originaire d’Inde, elle a su s’adapter à de nombreux pays du monde, y compris la Guyane où elle a été retrouvée dans de nombreuses villes par les participants du projet BUG.

Si cette fourmi n’est pas connue pour être agressive, elle est pourtant problématique dans de nombreux pays où elle prend le dessus sur les espèces locales en ce qui concerne l’exploitation de la nourriture. Prenons donc garde de ne pas transporter de fourmis dans nos pique –niques afin de limiter la propagation d’espèces qui pourraient devenir envahissantes et détruire notre belle biodiversité !

Photo ©Antweb

LA FOURMI DU MOIS - "Les fourmis Aztèques"

On ne retrouve pas moins de 25 espèces du genre Azteca dans les forêts de Guyane. Pour le moment, deux espèces ont été trouvées par les jeunes chercheurs en herbe participant au projet BUG : Azteca chartifex et Azteca alfari.

Azteca chartifex est connue pour ses nids en cartons faits de fibres végétales et de salive, pouvant atteindre 2m de long ! Connues pour leur agressivité et leurs piqûres douloureuses, les nids des fourmis Aztèques sont souvent associés à ceux d’une guêpe, Polybia rejecta, qui les apprécient comme garde du corps contre les fourmis légionnaires. En échange, les guêpes protègent les fourmis Aztèques des attaques d’oiseaux.

Autre exemple d’entraide : Azteca alfari qui vit en adéquation avec le bois canon (Cecropia). L’arbre fournit le gîte (chambres dans son tronc creux) et le couvert (corps de Müller), et la fourmi Aztèque assure sa protection contre les herbivores et les lianes un peu trop encombrantes.

Photo ©Fabio Presoto : Nid d’Azteca chartifex (gauche) et de Polybia rejecta (droite) au Brésil.

LA FOURMI DU MOIS - "La fourmi à grosse tête"

. La fourmi à grosse tête, Pheidole jelskii, a été la grande gagnante durant le premier semestre du projet BUG : elle a été retrouvée dans presque 20% des échantillons ! Le genre Pheidole a d’ailleurs été retrouvé dans  plus d’un tiers des prélèvements. Sans surprise, car ce genre compte près de 1160 espèces décrites dans le monde !

Les fourmis à grosse tête ont, comme leur nom l’indique, des soldates aux têtes démesurées et pleines de muscles qui leur confèrent une force herculéenne (toute proportion gardée!) dans la mâchoire et ainsi une facilité au combat.

L’espèce Pheidole jelskii est répandue en Amérique du Sud et Centrale, ainsi que dans les Caraïbes. Vous pourrez facilement voir cette espèce dans les pelouses de votre ville, car elles affectionnent particulièrement les milieux ouverts et perturbés. Vous reconnaîtrez facilement l’entrée allongée et courbe de leur fourmilière creusée à même le sol.

LE CHAMPIGNON DU MOIS - "Le Clavaire rose"

Du corail en forêt

La forme corallienne et les couleurs vives des Clavaires les rendent particulièrement visibles et identifiables lors des balades en forêt.

Aujourd’hui caduc, le groupe des Clavaires est à présent remplacé par le terme « morphologie clavarioïde » (du latin clava, « massue ») pour décrire la forme du sporophore* des 170 espèces de champignons aux aspects de coraux. Généralement très colorés, on trouvera des espèces allant du blanc au jaune, en passant par le rose fluo. C’est le cas de Clavaria shaefferi, souvent présente dans les sous-bois guyanais.  

*Sporophore : fructification produisant les spores chez les champignons « supérieurs ».

Photo ©Diego Alfonso- INaturalist

LE CHAMPIGNON DU MOIS - "La Dame voilée ou Tisseur de soie"

Du genre Phallus, l’aspect de ces champignons est assez évident et leur nom sans équivoque pour ne pas avoir besoin d’en débattre ici.

Tant pour leur forme que pour leur odeur, difficile de passer à côté de cette dame voilée (Phallus indusiatus) sans les remarquer : exhibant un surprenant voile blanc  juponnant un pied spongieux, leur hyménium (partie fertile) posé comme un dé à coudre marron au sommet du pied exhale une odeur nauséabonde lors de sa décomposition, attirant ainsi les mouches, fidèles disséminatrices de leurs spores. Ces émanations leur valent d’ailleurs aussi le surnom de Satyre puant.

Photo ©Gringocurt – INaturalist

LE CHAMPIGNON DU MOIS - "La Lépiote de Morgan"

La Lépiote de Morgan, de son nom scientifique, Chlorophyllum molybdites, peut-être attrayante par son aspect charnu et son large chapeau. Mais ne vous y trompez pas ! Malgré ses similitudes avec des espèces comestibles telles que la coulemelle, la Lépiote déguenillée ou encore le Coprin chevelu, la Lépiote de Morgan –justement appelée « fausse coulemelle » – est connue en Afrique du Nord et aux Etats-Unis pour causer de nombreuses intoxications.

Alors comment ne pas se faire prendre au piège ? Cette espèce se trahi par ses lames verdissantes à maturité, lorsque les pieds sont âgés de 2 ou 3 jours, temps nécessaire à la maturation des spores vertes. C’est d’ailleurs de là qu’elle tire son nom de genre : Chloro (= vert) et phyllum (= lames).

Il n’est pas rare de croiser des Lépiotes de Morgan dans nos rues ou nos jardins, regroupées en « ronds de sorcières ». Il est d’ailleurs difficile de les louper, leur pied pouvant atteindre 22cm de haut et leur chapeau 40 cm de diamètre ! Ce dernier est surmonté d’un mamelon marron et parsemé d’écailles brunâtres à maturité, vestige du voile général. Ce vestige se retrouve également sur le pied sous forme d’un anneau blanc et brun.

 

LE CHAMPIGNON DU MOIS - "Le Lentin"

Lentinus crinitus se reconnaît aisément à son chapeau velu et marron : typique des Lentins, ce champignon est un décomposeur et on le retrouve, de ce fait, sur le bois mort. Il a, au toucher, une chaire fibreuse et assez coriace. Champignon des ville comme des forêts, il n’est pas rare de le surprendre à pousser sur les troncs de nos jardins.